dimanche, mai 13, 2007

L’utilisation de la plage comme support artistique…






Les « laisses » de plage sont d’une immense richesse pour un petit monde vivant, une niche pour la vie, un hébergement pour des communautés de plantes et d’individus. Elles ne sont pas à considérer comme des déchets, ce sont des dépôts naturels qui échappent à la reprise des flots et piègent le sable apporté par le vent. Elles se décomposent sur place, libérant le sel et enrichissant le sol en matière organique. C’est un fertilisant naturel et nécessaire, la boucle est bouclée, la nature pour la nature. La population préfèrera une plage façon parking de grande surface, question d’habitude de son comportement, pour lui c’est quelque part logique, le propre rassure mais n’est en aucun cas un critère écologiquement correct, des plages trop nettoyées sont des plages mortes. Une plage a besoin de ces « laisses » de mer, bannies et exit les bouteilles en plastique, d’aérosol, les canettes de bière, les boites de conserve, les gants, mégots de cigarette, cette liste est non exhaustive…Tout ce qui est naturel doit être laissé et pourquoi ne pas laisser aller son imagination, créer des œuvres éphémères en utilisant les cailloux, bouts de bois flottés…
Pen-Guen, Saint-Cast-le-Guildo, une des plus belles plages des Côtes d’Armor, un dimanche sans grand intérêt climatique mais une envie soudaine de créer et d’y prendre un véritable plaisir qui envahira toute la famille. Drôle, convivial et surtout extrêmement relaxant, laissez vous aller à cette forme de « Land Art familial » à la portée de tous. Prenez garde de ne pas détruire les micro-organismes présents sous les algues, contentez vous des cailloux, bouts de bois, carapaces de crustacés, coquillages, bouts de corde et ramenez les bouteilles et les autres déchets inertes dans une poubelle qui logiquement devrait avoir sa place coté parking.
Laissez une trace éphémère atteindre une autre plage…


Temps de dégradation de quelques-uns de nos déchets :
Mouchoirs en papier: 2 mois
Pelures d'orange : 6 mois
Filtres de cigarettes : 1 à 2 ans
Chewing-gum et huile de vidange : 5 à 10 ans
Boulette de mazout : plusieurs mois
Canette en aluminium : 100 ans
Sacs et bouteilles plastique : 100 à 500 ans
Bouteilles en verre : 4.000 ans.




lundi, avril 16, 2007

Un Picpoul de Pinet à Pont L’abbé.
La capitale du pays Bigouden, peut prendre une dimension inattendue avec une rencontre instructive et conviviale sur les peuples premiers et en particulier les Maasaï. Un Picpoul de Pinet, issu de l’agriculture biodynamique y était convié, frétillant d’honneur avec des araignées pêchées aux îles Glénan et agrémentées de pommes de terre bigoudène bio et je ne parle pas de la mayonnaise ! Le décor et la table sont posés. Nous trois, aux confins de la bigoudènie, pour discuter de la situation de nos frères Maasaï. Xavier Peron, l’éminence grise et expert des peuples premiers, Marc Bernol l’artiste et moi même l’artisan de l’écosolidaire. Il y avait de l’énergie, tant sur le point de l’appétit que sur les propos de notre monde occidental malade. Nous avons besoin d’autre chose, de retrouver nos sens, d’un retour aux valeurs simples en restant relié. A nous de devenir Maasaï ! Nous le savons, le touriste est un prédateur, les Tour Opérator, en prennent conscience afin d’avoir aussi bonne conscience, c’est à la mode.
Il faut choisir et réfléchir ses vacances, ses achats, et ses échanges. L’esprit de découverte est bien plus important que la vie lowcost ou le « dirladada » des clubs formatés heure de pointe sortie des bureaux. L’acte est facilement réalisable, le Picpoul de Pinet en est l’exemple, il finit sa course à Pont l’Abbé pour abreuver une soif de découverte !

Xavier Peron vient de sortir un livre chez Arthaud : Je suis un Maasaï.
A lire absolument pour se nourrir!

dimanche, avril 01, 2007



C’est comme ça qu’il faut faire.
L
a baie de Saint Brieuc est un site mytilicole important, les bouchots apparents en basse mer au fond de la baie l’attestent. Ici, la moule fait partie du patrimoine. Tirer parti de la richesse locale et participer au recyclage des matériaux en lien direct avec l’économie devrait être une évidence, pourtant ce n’est pas toujours le cas. Lors d’une balade, quelle fût ma surprise de voir qu’ici, un citoyen en avait conscience et répondait efficacement au défi environnemental que l’on devrait tous avoir. Les bouchots – poteaux de bois pour élever les moules – ont une vie bien remplie mais ne sont pas éternels en mer. Qu’en fait-on ensuite ? Un déchet comme bien d’autres, mais pour une fois un habitant de la commune de Pordic dans les Côtes d’Armor leur apporte une seconde vie en créant une clôture originale au look artistique indéniable tout en étant forte de symbole : le lien écologique de la mer à la terre dans une région où la pollution terrienne fait bien des dégâts. Que du bon et des avantages en recyclant ces poteaux en clôture et bannissant ainsi le mur béton au coût énergétique énorme, « out » aussi le grillage. En récupérant ces bouchots nous évitons des coûts de recyclage à la collectivité, il faut le savoir. Un déchet pour certains peu devenir un produit pour d’autres, c’est ça l’économie environnementale ! Cette commune devrait en tirer profit et s’engager dans une brèche grande ouverte par ses habitants en étant elle-même responsable de son environnement. Un prix d’honneur environnemental pour cet habitant et sa clôture qui n’est en rien le mur de la honte ! A suivre…

samedi, février 10, 2007



Maasaï suite…

L’idée de ce séjour est de se rendre compte sur le terrain du commentaire que nous avons fait sur les Maasaï tout en mesurant l’urgence de ce peuple à recourir à l’eau. Pour mémoire et vous éviter d’aller voir plus bas, nous terminions sur le fait qu’il pleuvait en ce moment. Nairobi, Narok et ensuite finir par 3 bonnes heures de 4 * 4 pour rejoindre Sammy Ole Mpetti notre ami Maasaï qui se trouve au sud-est de Maasaï Mara, à la frontière Tanzanienne. C’est au pied de la Montagne Leganishu, endroit reculé de tout passage touristique au cœur d’une nature isolée, protégée et ponctuée de villages Maasaï que je retrouve Sammy, fils d’un très respecté Maasaï. Sammy est un homme dédié à son peuple, souhaitant un développement légitime pour eux, il est le trait d’union entre passé et avenir. Ici le temps s’arrête pour des occidentaux comme nous avec un bonheur de trouver une nature protégée ou vivent des hommes au contact de celle-ci. Sammy explique qu’ils ont besoin de ce contact permanent. Ils dépendent d’elle, elle à besoin d’eux. Une vie en communauté ! Janvier y est normalement sec, je m’attendais à voir une sécheresse dévastatrice, une errance d’un peuple vers le moindre point d’eau, rien de cela ! Fait rare il n’a jamais autant plu, une situation unique pour ce mois, suscitant même des interrogations sur le comportement climatique du moment et commenté sereinement par les intéressés. Nous pouvons en avoir une tout autre idée, réchauffement de la planète nous les habitués des discours de fin programmée. Ils sont sereins et prennent cela comme une année avec de l’eau, tant mieux ! Bien dans ce sens, ils ont de l’eau, mais inquiétant sur l’instabilité climatique. Comment le prendre alors ? Est-ce honteux qu’ils aient de l’eau alors que les touristes souhaitent du sec ? Est-ce grave docteur qu’ils le prennent avec un désintéressement total sur le réchauffement de la planète ? Ils ne polluent pas, ils ne surconsomment pas, ils sont sûrement comme tant d’autre des malmenés climatique.

lundi, novembre 20, 2006

PEAGE URBAIN, CONTRE !

Encore une fois, nous voyons apparaître l’écologie de marché voir de luxe avec la menace d’un péage urbain. On fait fausse route en mettant en place des taxes sur l’accès aux centres villes, cela correspond à payer un droit de pollution, il faut le voir comme cela et pas autrement. L’écologie de marché c’est cela alors que nous devrions aller dans l’économie environnementale, la démarche de respect l’environnement doit être interprétée comme une source d’économie, de sensibilisation… Nous souhaitons désenclaver les centres urbains, améliorer la qualité de l’air, alors interdisons simplement l’accès à certaines catégories et favorisons les transports en mode doux avec des parkings sécurisés à l’extérieur des villes et pénalisons ceux qui ne respectent pas. Il est grand temps de mettre en place des cellules environnementales au sein des villes.

samedi, novembre 18, 2006





Le réchauffement et l’action

Notre terre se réchauffe, une action sur un point A un effet sur un point B. Nous pouvons retourner les situations dans tous les sens, c’est une réalité que l’on prend de plein fouet. La nature ne nous joue pas un tour c’est nous qui l’avons pris du mauvais côté. Alors, l’écologie de proximité n’a plus lieu d’être, il faut dorénavant partager et reconnaître que son action en local peu aussi avoir une répercussion à des milliers de kilomètres. C’est encore une préoccupation qu’il faut envisager dans un contexte qui est global.

Conséquence direct, nous voyons apparaître une population de « malmené climatique », véritable inquiétude. Une des conséquences de notre comportement environnemental s'abat sur le peuple Maasaï qui est peut être un des premiers à subir le réchauffement de la planète.

Les Maasaï, éleveurs semi-nomades vivent au Kenya et dans le nord de la Tanzanie. Cette population ne roule pas en voiture, n’utilise aucune énergie mais ressent les effets du changement climatique sans contribuer au réchauffement de la terre. Très peu de pluies ces trois dernières années, les animaux meurent par manque d’eau, les enfants ne vont plus à l’école pour participer avec les femmes à la recherche de l’eau. Ce peuple marche désormais à la recherche de l’eau et de pâturage principale ressource de vie. Aux antipodes de leurs problèmes, comment pouvons nous poursuivre un développement soutenable sans une réflexion et une action basée sur le partage environnemental.

Pour nous, rien de plus facile que d’ouvrir le robinet, d’emmener les enfants à l’école, de voir nos sportifs gambader sur une herbe verte, celle que la moindre vache masaï n’imagine même pas dans ses rêves. Facile, facile notre planète de proximité. Pourtant nos préoccupations agricoles ne sont encore que dans des querelles productiviste arrosées de subventions et alimentées par des aléas climatique, fait trop chaud, fait trop froid, fait trop de pluie en fin de compte fait pas bon cultiver tout court si on les écoute…Où en est notre civisme environnemental ? Il y a urgence au partage.

Un peu de consolation, en ce moment il pleut sur les terres Maasaï.


mercredi, septembre 13, 2006

Une revue durable !

Revue suisse romande qui se veut internationale et souhaite conquérir le marché des kiosques et des lecteurs français, une bonne et intéressante idée. La Revue Durable est un excellent support pour la recherche d’informations, les dossiers y sont clairs, précis et les intervenants de grande qualité. Nous avons particulièrement aimé la rencontre avec Bernard Lachal sur un sujet important : « il est possible d’économiser des quantités colossales d’énergie ». Les chroniques sont saines et pleines d’infos. La Revue Durable n’est pas dans une logique alarmiste, dogmatique, corporatiste ou encore sectaire, elle se veut vivre dans un esprit d’ouverture de connaissances et s’axe dans une volonté d’agir avec des méthodes de respect de la nature et de l’environnement. Retenu dans le dernier édito : « il faut multiplier les initiatives positives en espérant qu’elles se confortent les unes les autres, créent des synergies, fassent des émules et finissent par l’emporter. La sensibilisation est cruciale, mais il faut aussi proposer des contenus plus ambitieux à ceux qui, une fois sensibilisés, auront à cœur d’étoffer leur culture et d’approfondir leur réflexion. Ils seront alors mieux en mesure de trouver des leviers d’action efficaces dans leur univers professionnel et à tous les niveaux de la vie publique ». C’est vraiment une revue de qualité, pour une fois il y a « le feu au lac » pour s’y abonner, l’acheter dans tous les bons kiosques ou demander à votre fournisseur de presse habituel. Bimestriel, 9 €.

www.larevuedurable.com

mardi, septembre 12, 2006

Inconscient !

La randonnée est en plein essor, un français sur deux marche, le matériel de rando suit une progression à deux chiffres et le nombre d’irresponsables augmente de la même manière. Le coin est sûrement un des plus beaux des Hautes Pyrénées, en plein cœur du parc National d’Ordessa et du Mont Perdu. Une balade unique de 4 jours au départ de Cauterets pour rejoindre Gavarnie. Le décor est posé. Adepte de la lenteur et de la randonnée, je ne suis pas le seul, la preuve en constatant le nombre de marcheurs croisés lors du séjour. Tant mieux car c’est sain, mais la réalité est de constater qu’ils sont pour certains, d’immondes irresponsables et sales personnages en transformant une crevasse en décharge- la photo jointe l’atteste ! Je crains que cela devienne malheureusement une habitude vu le nombre à ce mettre à la randonnée, alors qu’il est si simple de ramener ses ordures. Faudra t-il passer sur une écotaxe pour partir marcher afin de sensibiliser le randonneur indiscipliné et laisser des sites dans l’état originel où nous les avons trouvé !

jeudi, juillet 20, 2006

Vu, lu dans Ouest France

Notre avenir environnemental nous réserve des surprises. Une ville du nord Bretagne, 47 000 habitants vient d’inventer un nouveau désherbant : le PTB. Le Prend Ta Binette est en quelques mots la nouvelle signature environnementale de la citée et cela jusqu’au 31 juillet (la mauvaise herbe est en fin de compte disciplinée !). Pour mettre à bien cette démarche 6 jeunes étudiants armés d’une binette auront la charge de désherber la gentille ville, plus de 270 hectares, cela ne fait que 45 hectares par étudiant!!! Au-delà, la mauvaise herbe n’a qu’à bien se tenir, les « ghost busters » municipaux prendront le relais en mettant en place le désherbage thermique. Remarquez, c’est déjà bien et ce n’est qu’une première étape qui apparaît quand même comme une propagande post électorale… Au delà, il faudra quand même éditer plus de 5 000 prospectus (papier bio ou recyclé ?) pour expliquer le PTB, l’affichage électronique et un site Internet existent pourtant au sein de cette ville. L’article dans la presse ne suffisait-il pas, la preuve nous l’avons lu ! On attend désormais la mise en place d’une phase 2 de la politique environnementale de cette ville : favoriser les transports en commun et les déplacements en bicyclettes, respecter un arrosage de nuit pour les plantations, les cantines scolaires avec des produits bio, des véhicules électriques pour les employés municipaux, la gestion environnementale au sein des bureaux, achat vers le commerce équitable…Bref il y a encore du pain sur planche.

lundi, juillet 17, 2006

Le paysage n’est déjà pas des plus attrayants, des grands champs sans talus, choix d’une culture intensive, cet ensemble navrant est constaté en traversant le département des Deux Sèvres par le biais de l’A 83. On ne peut être qu’abasourdi par le rôle irresponsable des agriculteurs, arrosant leurs champs de maïs alors que la température extérieure est encore bien au dessus des 35°. Aucune déontologie environnementale alors qu’ils se feront passer encore une fois pour les martyres d’une population qui ne comprend plus le rôle des agriculteurs… Aucune règle, aucune logique, aucun respect pour ces arroseurs qui ne seront jamais arrosés de sanctions exemplaires ! On le sait, 50 % de l’eau partira directement en évaporation, une débauche et un coût énergétique pour rien. Autre constat, il suffit de regarder la carte des départements en déficit d’eau pour voir qu’elle correspond également à celle des départements qui arrosent. Il suffirait d’y apporter un peu de logique en aspergeant ces champs la nuit, mais peut-on attendre de la logique de ceux qui pompent les ressources naturelles sans rien payer tout en continuant à toucher des primes pour semer on ne sait quoi! On demande des gestes au quotidien pour la planète à ceux qui consomment ! Les Deux Sèvres, département de Mme Ségolène Royal, ancien Ministre de l’environnement et actuelle Présidente de la Région Poitou Charente…

Le blog terra Natura est le complément d'objet direct du site www.terranatura.fr. Il est le lien pour créer des échanges, des idées, des conseils. Apportez votre touche vert!