mercredi, avril 02, 2008


Durable ou duraille !

C'est notre semaine, celle du développement durable! Une semaine sur 52 c'est peu, alors on en profite et on analyse les situations dans une jungle de plus en plus dense. le nom de durable est vraiment sympa, pour nous périssables, pas facile à atteindre comme nirvana écologique. Il faut vivre l'instant présent. Le message est clair mais confus et difficile à faire passer. j'en parlais avec Claire (www.naturalsurflodge.com) cette après midi, nous avons la volonté d'agir et c'est cela qu'il faut maintenir dans nos 52 semaines d'aventures. Mais la situation en matière de conscience environnementale est encore bien faible, bien qu'il y ait du progrès. Je te mets du vert à toutes les sauces, un peu par ici, un peu par là. Des slogans d'enfer, du marketing engagé, des consciences sur papier glacé, bref, il y encore du boulot! C'est ce qui est encourageant avec le travail à réaliser dans la sensibilisation et la compréhension. Il faut s'engager et crier haut et fort contre les situations ubuesques que l'on rencontre. Demandons du vert. Le durable doit être un but et non un coup d'épée dans l'eau...

samedi, mars 15, 2008


La tomate pleine d’énergie

Tout augmente, le progrès aussi, il fallait s’y attendre. L’effet de serre arrive, le réchauffement de la planète de la tomate a bien commencé et ses habitants sont menacés. Les producteurs du nord de la Bretagne sont en pleine crise, car le carburant – le fuel - qui sert à l’alimentation de la tomate augmente ! Ben merde. Les pauvres, des hectares de serres construites en pleine nature, mais pas de terre il ne faudrait pas les salir. Des hectares qu’il faut chauffer, elle est frileuse la tomate bretonne, pourtant c’est une spécialité de là bas, l’histoire de France des potagers devrait aussi le savoir. Elle ne serait pas un peu vicieuse cette tomate à vouloir vivre au dessus la Loire en plein hiver. Bergerac été 2006. J’arrive tard, seul un hyper ouvert et une envie de tomates, c’est un peu la région. Je file dans le rayon, horreur, elle est partout, elle prend même des vacances la bretonne. Pas une tomate du coin, Marmande 45 km, Landerneau fief de la chaîne d’hyper 750 km ! Un coup de gueule rapide au chef de rayon, « c’est la logique de la centrale Monsieur ». La tomate a donc fait centrale. Mars 2008, le fuel augmente, il faut chauffer pour produire des trucs rouges, ronds, sans saveur, pleins de flotte et il faudrait encore parler respect de l’environnement. Ils veulent le fuel moins cher, pour eux c’est normal (là je suis fâché). Ce qui n’est pas normal, c’est de produire un truc sans goût, inutile quand ce n’est pas la saison et de faire rouler des camions pour livrer un truc pareil. Le pouvoir d’achat diminue, pour l’augmenter, manger la tomate quand c’est la saison et le prix du fuel pour chauffer les serres on s’en moque, ils peuvent piquer les panneaux solaires des éleveurs de poulets (voir le texte plus bas). Pour mettre en place des choses simples en matière de développement d’une logique environnementale, on devrait faire une grande réunion, avec de grandes organisations environnementale et des grandes organisations professionnelles, une grande messe. Il en sortirait des grandes idées, des grandes camaraderies, le nom de la messe : Le Grenelle de l’Environnement ! C’est beau non !

vendredi, mars 07, 2008


ça m’amuse

Sur les ondes radiophoniques, une pub industrielle façon je t’en donne dans l’environnement, moi monsieur !
Les poulets sont la base de notre révolution écologique. Ils deviennent autonomes en énergie grâce aux panneaux solaires, et oui c’est ça le modernisme. On ne veut que du soleil dans l’assiette, le poulet on s’en moque ! Mais pourquoi le poulet a-t-il besoin d’énergie ? Pour être bien élevé dans son grand poulailler, mais Il ne retient même pas la leçon, l’ingrat, il se tient mal à table !
Je me souviens, il y a quelques années une rencontre dans la banlieue bordelaise, sous les pins, des poulets d’une grande classe, des gars qui tiennent facilement deux repas. Un sacré paquet de gallinacés à courir partout en pleine nature un trimestre minimum, des Faverolles, des Sussex…une œuvre d’art !
J’ai beau me souvenir, il n’y avait pas de courant ! Mais il y a longtemps, en 1996, à l’époque nous n’avions pas de conscience environnementale. Mes poulets solaires, eux, sont modernes, des écolos, pas des rigolos qui se la coulent douce sous les pins.
Pas des gros boulimiques les solaires, ils sont raffinés, taille mannequin en défilé permanent dans vos rayons. Délicat, aucun diplôme de découpe nécessaire, c’est automatique, ils s’offrent à vous. En plus ils mangent bien, des poulets de compétition, des véritables « Marion Jones du 100 mètres», que du bon, du naturel.
On n’arrête pas le progrès, il ne manquerait plus que l’on puisse les voir de temps en temps, en vrai, une sorte de poulet à louer.

jeudi, février 28, 2008


Le goût de l’effort

Ca ne vient pas comme ça, encore moins par une opération du Saint Esprit. Rien de naturel, rien d’écrit, pas facile en fin de compte.
C’est le temps qui agit sur le comportement, mais pas seul, il faut être accompagné. C’est souvent au détour d’une rencontre, humaine, animal, d’un paysage, d’un coup de foudre, d’un instant qui passe et que l’on retient. Peut être aussi le ras-le-bol de son comportement qui décide de changer certaines choses. S’engager dans le respect de la nature, de l’environnement ne vient pas seul en fin de compte, on ne naît pas avec.
Il faut faire abstraction de choses et d’autres pour y arriver. Rien de sectaire que des petites choses simples et logiques. Il faut simplement vivre, passer une partie de son temps à regarder, observer, sentir, toucher, respirer et rencontrer l’autre. Ensuite, une fois que c’est là, il faut passer à l’acte. Nous héritons aussi d’un devoir de transmission. Et là, le temps continue en attendant que d’autres bougent…Rien de naturel, juste le goût de l’effort.

Peinture de Wolfgang Laib

mardi, février 05, 2008


Je suis un peu frustré par moment de voir tant de choses qui pourraient être et ne sont rien.

Je prends mon transport commun, la voiture, je regarde tout au long de la route.

Il y en a des choses à faire en matière d’environnement.

Des choses simples.

D’abord bannir l’excès.

Mettre en place une logique simple et réaliste d’économie environnementale.

Une sensibilisation chez soi, dans l’entreprise, un code de bonne conduite.

Le carburant n’est pas encore assez cher, je vous le dis.

Ils roulent vite les gars qui vont sur les chantiers.

Ils roulent vite les gars des livraisons.

Ils roulent vite tout court, les gars.

Plein de petites choses à faire.

Ne pas se servir du respect de la nature pour conscience mais l’utiliser.

Adaptons le futur proche à cette logique.

Des transports en commun qui s’adaptent à nos nouvelles vies et non l’inverse.

Les lotissements implantés intelligemment.

Des déchets utiles et recyclables.

Des pistes cyclables.

Des maisons intelligentes et pas négligentes.

Des toutes petites choses dans le durable, utilisant nos capacités et notre comportement.

Un monde meilleur, facile, il suffit de se mettre à la tâche.

vendredi, octobre 12, 2007

Aux armes! Compensons, compensons notre CO2.

La toute nouvelle douce complainte, ou plutôt la flagellation d’un temps moderne issu d’une overdose, sorte de néologisme voir d’écologisme…Ca me gène d’entendre ce concert de louanges à l’écologie de marché…

T’es riche? Alors tu peux continuer à polluer mais tu payeras ensuite…T’es pauvre? Assume, reste dans la brume et cette planète devient trop dangereuse pour toi ! Il est tant de supprimer cette fin de non recevoir en matière d’écologie, arrêtons de croire que la compensation est une solution, mais il faut la voir comme un pansement qui cache la plaie qui suinte et qui ne cicatrise pas. J’ai compensé ma pollution par deux paters et un Avé Maria, Je suis guéri docteur ?

Pourquoi ne pas proposer aux hommes (on peut remplacer aussi par une femme cela marche aussi, parité oblige) infidèles de compenser leurs pulsions d'infidélitées par le biais d’une personne fidèle… C’est bien en comparant et en imaginant avec cet humour qu’il faut comprendre la compensation carbone.

Tout le monde s’engouffre dans une faille issue du marketing et des néo éco-financiers, prêchons la réalité et ce que l’on doit diminuer réellement et diminuer en matière d’émissions, prêchons la sensibilisation et non la répression ou la bonne conscience que l’on se paye, il faut de la compensation immédiate et sur place.

Créons du solidaire, marchons sur les traces du bon sens et de la mutualisation d’efforts ou chacun apporte son obole en allant vers une économie environnementale…Mais je le reconnais, il est facile de tomber dans le piège, le vu à la télé fait vendre !

jeudi, octobre 11, 2007

Voilà, l’aventure écologique avec les Maasaï est partie ! La construction du camp a démarré. La première Enkaji (maison traditionnelle Maasaï) est commencée. Tout le petit monde Maasaï s’affaire autour, chacun à tâche de voir le Leganishu Camp se terminer. La vie coule comme un long fleuve tranquille quand la motivation anime chacun d’entre nous. Le projet « Je serai un Maasaï » est unique et c’est cela aussi qui lui vaut certaines jalousies et anime chez nos voisins (il faut quand même compter 1 heure de route pour les entendre…) des lodges luxueux une envie de nous tordre le cou : « Il paraît que l’on souhaite éduquer les Maasaï ». Le flegme si légendaire de nos voisins d’outre-Manche serait-il mis à mal ? Eduquer ou peut-être l’inverse, nous avons plus à recevoir d’eux qu’à leur apporter, c’est une affaire en collaboration, de la mutualisation d’effort. Ce qui est sûr c’est que le projet fait parler dans la savane, l’écho Maasaï est efficace ! Il était grand temps de remettre le Maasaï au goût du jour, loin du cliché du tourisme de masse, la seconde colonisation. Cette fois c’est promis, le blog tournera au maximum, photos à l’appui et des infos en permanence, nous comptons sur vous !

mercredi, octobre 10, 2007


C'est ici au pied de la montagne Leganishu que la grande aventure "Je serai un Maasaï" vous tend les bras afin de vous faire découvrir un projet écologique et solidaire unique. Esprit de rencontre et d'envie de nature c'est pour vous!

http//www.jeseraiunmaasai.com

dimanche, mai 13, 2007

L’utilisation de la plage comme support artistique…






Les « laisses » de plage sont d’une immense richesse pour un petit monde vivant, une niche pour la vie, un hébergement pour des communautés de plantes et d’individus. Elles ne sont pas à considérer comme des déchets, ce sont des dépôts naturels qui échappent à la reprise des flots et piègent le sable apporté par le vent. Elles se décomposent sur place, libérant le sel et enrichissant le sol en matière organique. C’est un fertilisant naturel et nécessaire, la boucle est bouclée, la nature pour la nature. La population préfèrera une plage façon parking de grande surface, question d’habitude de son comportement, pour lui c’est quelque part logique, le propre rassure mais n’est en aucun cas un critère écologiquement correct, des plages trop nettoyées sont des plages mortes. Une plage a besoin de ces « laisses » de mer, bannies et exit les bouteilles en plastique, d’aérosol, les canettes de bière, les boites de conserve, les gants, mégots de cigarette, cette liste est non exhaustive…Tout ce qui est naturel doit être laissé et pourquoi ne pas laisser aller son imagination, créer des œuvres éphémères en utilisant les cailloux, bouts de bois flottés…
Pen-Guen, Saint-Cast-le-Guildo, une des plus belles plages des Côtes d’Armor, un dimanche sans grand intérêt climatique mais une envie soudaine de créer et d’y prendre un véritable plaisir qui envahira toute la famille. Drôle, convivial et surtout extrêmement relaxant, laissez vous aller à cette forme de « Land Art familial » à la portée de tous. Prenez garde de ne pas détruire les micro-organismes présents sous les algues, contentez vous des cailloux, bouts de bois, carapaces de crustacés, coquillages, bouts de corde et ramenez les bouteilles et les autres déchets inertes dans une poubelle qui logiquement devrait avoir sa place coté parking.
Laissez une trace éphémère atteindre une autre plage…


Temps de dégradation de quelques-uns de nos déchets :
Mouchoirs en papier: 2 mois
Pelures d'orange : 6 mois
Filtres de cigarettes : 1 à 2 ans
Chewing-gum et huile de vidange : 5 à 10 ans
Boulette de mazout : plusieurs mois
Canette en aluminium : 100 ans
Sacs et bouteilles plastique : 100 à 500 ans
Bouteilles en verre : 4.000 ans.




lundi, avril 16, 2007

Un Picpoul de Pinet à Pont L’abbé.
La capitale du pays Bigouden, peut prendre une dimension inattendue avec une rencontre instructive et conviviale sur les peuples premiers et en particulier les Maasaï. Un Picpoul de Pinet, issu de l’agriculture biodynamique y était convié, frétillant d’honneur avec des araignées pêchées aux îles Glénan et agrémentées de pommes de terre bigoudène bio et je ne parle pas de la mayonnaise ! Le décor et la table sont posés. Nous trois, aux confins de la bigoudènie, pour discuter de la situation de nos frères Maasaï. Xavier Peron, l’éminence grise et expert des peuples premiers, Marc Bernol l’artiste et moi même l’artisan de l’écosolidaire. Il y avait de l’énergie, tant sur le point de l’appétit que sur les propos de notre monde occidental malade. Nous avons besoin d’autre chose, de retrouver nos sens, d’un retour aux valeurs simples en restant relié. A nous de devenir Maasaï ! Nous le savons, le touriste est un prédateur, les Tour Opérator, en prennent conscience afin d’avoir aussi bonne conscience, c’est à la mode.
Il faut choisir et réfléchir ses vacances, ses achats, et ses échanges. L’esprit de découverte est bien plus important que la vie lowcost ou le « dirladada » des clubs formatés heure de pointe sortie des bureaux. L’acte est facilement réalisable, le Picpoul de Pinet en est l’exemple, il finit sa course à Pont l’Abbé pour abreuver une soif de découverte !

Xavier Peron vient de sortir un livre chez Arthaud : Je suis un Maasaï.
A lire absolument pour se nourrir!

dimanche, avril 01, 2007



C’est comme ça qu’il faut faire.
L
a baie de Saint Brieuc est un site mytilicole important, les bouchots apparents en basse mer au fond de la baie l’attestent. Ici, la moule fait partie du patrimoine. Tirer parti de la richesse locale et participer au recyclage des matériaux en lien direct avec l’économie devrait être une évidence, pourtant ce n’est pas toujours le cas. Lors d’une balade, quelle fût ma surprise de voir qu’ici, un citoyen en avait conscience et répondait efficacement au défi environnemental que l’on devrait tous avoir. Les bouchots – poteaux de bois pour élever les moules – ont une vie bien remplie mais ne sont pas éternels en mer. Qu’en fait-on ensuite ? Un déchet comme bien d’autres, mais pour une fois un habitant de la commune de Pordic dans les Côtes d’Armor leur apporte une seconde vie en créant une clôture originale au look artistique indéniable tout en étant forte de symbole : le lien écologique de la mer à la terre dans une région où la pollution terrienne fait bien des dégâts. Que du bon et des avantages en recyclant ces poteaux en clôture et bannissant ainsi le mur béton au coût énergétique énorme, « out » aussi le grillage. En récupérant ces bouchots nous évitons des coûts de recyclage à la collectivité, il faut le savoir. Un déchet pour certains peu devenir un produit pour d’autres, c’est ça l’économie environnementale ! Cette commune devrait en tirer profit et s’engager dans une brèche grande ouverte par ses habitants en étant elle-même responsable de son environnement. Un prix d’honneur environnemental pour cet habitant et sa clôture qui n’est en rien le mur de la honte ! A suivre…

samedi, février 10, 2007



Maasaï suite…

L’idée de ce séjour est de se rendre compte sur le terrain du commentaire que nous avons fait sur les Maasaï tout en mesurant l’urgence de ce peuple à recourir à l’eau. Pour mémoire et vous éviter d’aller voir plus bas, nous terminions sur le fait qu’il pleuvait en ce moment. Nairobi, Narok et ensuite finir par 3 bonnes heures de 4 * 4 pour rejoindre Sammy Ole Mpetti notre ami Maasaï qui se trouve au sud-est de Maasaï Mara, à la frontière Tanzanienne. C’est au pied de la Montagne Leganishu, endroit reculé de tout passage touristique au cœur d’une nature isolée, protégée et ponctuée de villages Maasaï que je retrouve Sammy, fils d’un très respecté Maasaï. Sammy est un homme dédié à son peuple, souhaitant un développement légitime pour eux, il est le trait d’union entre passé et avenir. Ici le temps s’arrête pour des occidentaux comme nous avec un bonheur de trouver une nature protégée ou vivent des hommes au contact de celle-ci. Sammy explique qu’ils ont besoin de ce contact permanent. Ils dépendent d’elle, elle à besoin d’eux. Une vie en communauté ! Janvier y est normalement sec, je m’attendais à voir une sécheresse dévastatrice, une errance d’un peuple vers le moindre point d’eau, rien de cela ! Fait rare il n’a jamais autant plu, une situation unique pour ce mois, suscitant même des interrogations sur le comportement climatique du moment et commenté sereinement par les intéressés. Nous pouvons en avoir une tout autre idée, réchauffement de la planète nous les habitués des discours de fin programmée. Ils sont sereins et prennent cela comme une année avec de l’eau, tant mieux ! Bien dans ce sens, ils ont de l’eau, mais inquiétant sur l’instabilité climatique. Comment le prendre alors ? Est-ce honteux qu’ils aient de l’eau alors que les touristes souhaitent du sec ? Est-ce grave docteur qu’ils le prennent avec un désintéressement total sur le réchauffement de la planète ? Ils ne polluent pas, ils ne surconsomment pas, ils sont sûrement comme tant d’autre des malmenés climatique.

lundi, novembre 20, 2006

PEAGE URBAIN, CONTRE !

Encore une fois, nous voyons apparaître l’écologie de marché voir de luxe avec la menace d’un péage urbain. On fait fausse route en mettant en place des taxes sur l’accès aux centres villes, cela correspond à payer un droit de pollution, il faut le voir comme cela et pas autrement. L’écologie de marché c’est cela alors que nous devrions aller dans l’économie environnementale, la démarche de respect l’environnement doit être interprétée comme une source d’économie, de sensibilisation… Nous souhaitons désenclaver les centres urbains, améliorer la qualité de l’air, alors interdisons simplement l’accès à certaines catégories et favorisons les transports en mode doux avec des parkings sécurisés à l’extérieur des villes et pénalisons ceux qui ne respectent pas. Il est grand temps de mettre en place des cellules environnementales au sein des villes.

samedi, novembre 18, 2006





Le réchauffement et l’action

Notre terre se réchauffe, une action sur un point A un effet sur un point B. Nous pouvons retourner les situations dans tous les sens, c’est une réalité que l’on prend de plein fouet. La nature ne nous joue pas un tour c’est nous qui l’avons pris du mauvais côté. Alors, l’écologie de proximité n’a plus lieu d’être, il faut dorénavant partager et reconnaître que son action en local peu aussi avoir une répercussion à des milliers de kilomètres. C’est encore une préoccupation qu’il faut envisager dans un contexte qui est global.

Conséquence direct, nous voyons apparaître une population de « malmené climatique », véritable inquiétude. Une des conséquences de notre comportement environnemental s'abat sur le peuple Maasaï qui est peut être un des premiers à subir le réchauffement de la planète.

Les Maasaï, éleveurs semi-nomades vivent au Kenya et dans le nord de la Tanzanie. Cette population ne roule pas en voiture, n’utilise aucune énergie mais ressent les effets du changement climatique sans contribuer au réchauffement de la terre. Très peu de pluies ces trois dernières années, les animaux meurent par manque d’eau, les enfants ne vont plus à l’école pour participer avec les femmes à la recherche de l’eau. Ce peuple marche désormais à la recherche de l’eau et de pâturage principale ressource de vie. Aux antipodes de leurs problèmes, comment pouvons nous poursuivre un développement soutenable sans une réflexion et une action basée sur le partage environnemental.

Pour nous, rien de plus facile que d’ouvrir le robinet, d’emmener les enfants à l’école, de voir nos sportifs gambader sur une herbe verte, celle que la moindre vache masaï n’imagine même pas dans ses rêves. Facile, facile notre planète de proximité. Pourtant nos préoccupations agricoles ne sont encore que dans des querelles productiviste arrosées de subventions et alimentées par des aléas climatique, fait trop chaud, fait trop froid, fait trop de pluie en fin de compte fait pas bon cultiver tout court si on les écoute…Où en est notre civisme environnemental ? Il y a urgence au partage.

Un peu de consolation, en ce moment il pleut sur les terres Maasaï.


mercredi, septembre 13, 2006

Une revue durable !

Revue suisse romande qui se veut internationale et souhaite conquérir le marché des kiosques et des lecteurs français, une bonne et intéressante idée. La Revue Durable est un excellent support pour la recherche d’informations, les dossiers y sont clairs, précis et les intervenants de grande qualité. Nous avons particulièrement aimé la rencontre avec Bernard Lachal sur un sujet important : « il est possible d’économiser des quantités colossales d’énergie ». Les chroniques sont saines et pleines d’infos. La Revue Durable n’est pas dans une logique alarmiste, dogmatique, corporatiste ou encore sectaire, elle se veut vivre dans un esprit d’ouverture de connaissances et s’axe dans une volonté d’agir avec des méthodes de respect de la nature et de l’environnement. Retenu dans le dernier édito : « il faut multiplier les initiatives positives en espérant qu’elles se confortent les unes les autres, créent des synergies, fassent des émules et finissent par l’emporter. La sensibilisation est cruciale, mais il faut aussi proposer des contenus plus ambitieux à ceux qui, une fois sensibilisés, auront à cœur d’étoffer leur culture et d’approfondir leur réflexion. Ils seront alors mieux en mesure de trouver des leviers d’action efficaces dans leur univers professionnel et à tous les niveaux de la vie publique ». C’est vraiment une revue de qualité, pour une fois il y a « le feu au lac » pour s’y abonner, l’acheter dans tous les bons kiosques ou demander à votre fournisseur de presse habituel. Bimestriel, 9 €.

www.larevuedurable.com

mardi, septembre 12, 2006

Inconscient !

La randonnée est en plein essor, un français sur deux marche, le matériel de rando suit une progression à deux chiffres et le nombre d’irresponsables augmente de la même manière. Le coin est sûrement un des plus beaux des Hautes Pyrénées, en plein cœur du parc National d’Ordessa et du Mont Perdu. Une balade unique de 4 jours au départ de Cauterets pour rejoindre Gavarnie. Le décor est posé. Adepte de la lenteur et de la randonnée, je ne suis pas le seul, la preuve en constatant le nombre de marcheurs croisés lors du séjour. Tant mieux car c’est sain, mais la réalité est de constater qu’ils sont pour certains, d’immondes irresponsables et sales personnages en transformant une crevasse en décharge- la photo jointe l’atteste ! Je crains que cela devienne malheureusement une habitude vu le nombre à ce mettre à la randonnée, alors qu’il est si simple de ramener ses ordures. Faudra t-il passer sur une écotaxe pour partir marcher afin de sensibiliser le randonneur indiscipliné et laisser des sites dans l’état originel où nous les avons trouvé !

jeudi, juillet 20, 2006

Vu, lu dans Ouest France

Notre avenir environnemental nous réserve des surprises. Une ville du nord Bretagne, 47 000 habitants vient d’inventer un nouveau désherbant : le PTB. Le Prend Ta Binette est en quelques mots la nouvelle signature environnementale de la citée et cela jusqu’au 31 juillet (la mauvaise herbe est en fin de compte disciplinée !). Pour mettre à bien cette démarche 6 jeunes étudiants armés d’une binette auront la charge de désherber la gentille ville, plus de 270 hectares, cela ne fait que 45 hectares par étudiant!!! Au-delà, la mauvaise herbe n’a qu’à bien se tenir, les « ghost busters » municipaux prendront le relais en mettant en place le désherbage thermique. Remarquez, c’est déjà bien et ce n’est qu’une première étape qui apparaît quand même comme une propagande post électorale… Au delà, il faudra quand même éditer plus de 5 000 prospectus (papier bio ou recyclé ?) pour expliquer le PTB, l’affichage électronique et un site Internet existent pourtant au sein de cette ville. L’article dans la presse ne suffisait-il pas, la preuve nous l’avons lu ! On attend désormais la mise en place d’une phase 2 de la politique environnementale de cette ville : favoriser les transports en commun et les déplacements en bicyclettes, respecter un arrosage de nuit pour les plantations, les cantines scolaires avec des produits bio, des véhicules électriques pour les employés municipaux, la gestion environnementale au sein des bureaux, achat vers le commerce équitable…Bref il y a encore du pain sur planche.

lundi, juillet 17, 2006

Le paysage n’est déjà pas des plus attrayants, des grands champs sans talus, choix d’une culture intensive, cet ensemble navrant est constaté en traversant le département des Deux Sèvres par le biais de l’A 83. On ne peut être qu’abasourdi par le rôle irresponsable des agriculteurs, arrosant leurs champs de maïs alors que la température extérieure est encore bien au dessus des 35°. Aucune déontologie environnementale alors qu’ils se feront passer encore une fois pour les martyres d’une population qui ne comprend plus le rôle des agriculteurs… Aucune règle, aucune logique, aucun respect pour ces arroseurs qui ne seront jamais arrosés de sanctions exemplaires ! On le sait, 50 % de l’eau partira directement en évaporation, une débauche et un coût énergétique pour rien. Autre constat, il suffit de regarder la carte des départements en déficit d’eau pour voir qu’elle correspond également à celle des départements qui arrosent. Il suffirait d’y apporter un peu de logique en aspergeant ces champs la nuit, mais peut-on attendre de la logique de ceux qui pompent les ressources naturelles sans rien payer tout en continuant à toucher des primes pour semer on ne sait quoi! On demande des gestes au quotidien pour la planète à ceux qui consomment ! Les Deux Sèvres, département de Mme Ségolène Royal, ancien Ministre de l’environnement et actuelle Présidente de la Région Poitou Charente…

Le blog terra Natura est le complément d'objet direct du site www.terranatura.fr. Il est le lien pour créer des échanges, des idées, des conseils. Apportez votre touche vert!